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Formation au métier de journaliste reporter d’images à l’IFTIC![]() Un stage régional de formation au métier de journaliste reporter d’images s’est tenu du 26 novembre au 6 décembre à l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC). Ce stage a accueilli trois professionnels du Togo, trois professionnels du Burkina Faso, cinq du Niger et quatre étudiants de l’IFTIC. Les Togolais et les Burkinabé venaient de la télévision publique de leur pays, ainsi que deux des professionnels nigériens, les trois autres appartenant à Bonferey, Dounia et RTT. Le stage était d’abord destiné à de jeunes journalistes voulant devenir autonomes à la caméra mais il accueillait aussi quelques monteurs, venus renforcer leurs capacités au montage de « news », pour les journaux télévisés. Il était encadré par quatre professionnels, une Française, Agnès Faivre, elle-même journaliste reporter d’images, de l’association Contrechamps, et trois Nigériens : un cameraman, un monteur et un journaliste de télévision. Le matériel était fourni par l’IFTIC : bancs de montage numériques équipés du logiciel Final Cut Pro et petites caméras vidéo légères. Des supports de cours théoriques ont été distribués aux stagiaires, essentiellement sur les rudiments de la prise de vue, mais l’essentiel des cours a été consacré à la pratique : exercices de tournage d’abord puis réalisation de cours sujets. Certains des sujets ont été diffusés par les télévisions du pays les quatre derniers jours du stage. ![]() Les journalistes reporters d’images cumulent les compétences de journaliste, cameraman et technicien de prise de son. Cette qualification est précieuse en Afrique de l’Ouest, où les moyens humains sont souvent insuffisants. Elle permet, en particulier, d’augmenter le volume des sujets courts tournés pour les journaux télévisés. Si la qualification de Journaliste Reporter d’Images n’existe pas encore au Niger, elle est de plus en plus répandue en France : le matériel vidéo d’aujourd’hui est léger, peu coûteux et facile d’emploi. Les chaînes d’information continue d’abord, puis les sociétés de production et, désormais pratiquement toutes les chaînes, tendent aujourd’hui à faire appel aux JRI, chaque fois que c’est possible, dans la mesure où leur utilisation est très économique, permettant de réduire à une seule personne une équipe qui était traditionnellement de trois personnes au moins. Précisons toutefois que cette organisation du travail n’est pas adaptée à tous les formats ni à tous les projets, le fait de cumuler la technique et l’interview limitant les possibilités techniques offertes par l’audiovisuel. L’intérêt des télévisions et des étudiants pour la qualification de JRI est très vif. Il est vrai que cette compétence peut, dans un contexte de pénurie de moyens, contribuer à augmenter autant l’autonomie des journalistes que le volume des sujets des journaux télévisés. |
Voir aussi Actualité diplomatique
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