Semaine littéraire à Niamey

La seconde édition de la Semaine Littéraire de Niamey se déroulera du 14 au 18 avril et accueillera cinq auteurs de renom : Marie Darrieussecq, Alain Mabanckou, Wilfried N’Sondé, Jean-Dominique Pénel et Adamou Idé, accompagnés pour l’occasion par Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur et directeur de la maison d’édition P.O.L.

Créée en 2012 à l’initiative du Lycée La Fontaine et du Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch, avec le soutien de l’Ambassade de France, cette manifestation a pour but de faire découvrir au grand public les auteurs francophones actuels. La lecture de leurs œuvres permet de questionner certains enjeux de la littérature contemporaine et d’en percevoir toute la créativité linguistique, qui n’est pas sans redessiner les contours de la langue française.

Au cours de cette semaine, vous pourrez échanger avec les auteurs lors de trois conférences à ne pas manquer :

- Mardi 15 avril à 20h au CCFN : conférence
Présentation par Jean Dominique Pénel de trois œuvres inédites de Abdoulaye Mamani éditées en janvier 2014 par les éditions L’Harmattan.

- Mercredi 16 avril à 20h au CCFN : table ronde animée par les invités
"Les identités au cœur du voyage et de l’exil"

- Vendredi 18 avril à 19h au CCFN : table ronde animée par les invités
"L’écriture : du métissage des mots au métissage des idées"

Présentation des invités

Alain Mabanckou, écrivain franco-congolais, enseigne la littérature francophone à l’Université de Californie (Etats Unis) depuis 2007.
Chevalier de la légion d’honneur, poète, essayiste et romancier, il a remporté de nombreux prix littéraires dont le Prix Renaudot pour Mémoires de Porc-épic en 2006, le Grand Prix de littérature Henri-GAL 2012 décerné par l’Académie Française et le Prix Prince-Pierre-de-Monaco en 2013 pour l’ensemble de son œuvre.
En janvier 2013, il publie Lumières de Pointe-Noire aux éditions du Seuil, texte dans lequel il nous fait partager son retour au pays natal, après 23 ans d’absence...

Marie Darrieussecq, universitaire et psychanalyste, commence sa carrière d’écrivain en 1988 lorsqu’elle reçoit le prix du jeune écrivain de langue française pour sa nouvelle "La nouvelle randonneuse". Mais c’est avec son premier roman, Truismes, publié aux éditions P.O.L. en 1996, qu’elle va connaître un véritable succès en créant l’évènement de la rentrée littéraire.
Fidèle aux éditions P.O.L., elle publie en 2013 Il faut beaucoup aimer les hommes pour lequel elle reçoit le Prix Médicis. Dans son dernier roman, qui raconte la passion destructrice de Solange pour un acteur noir parti au Congo réaliser un film, elle raconte la confrontation des civilisations, l’une prétendument civilisée, l’autre plongée au cœur des ténèbres et "prend le parti d’opposer l’Afrique mythique à celle de la dure réalité, l’Afrique du dedans face à celle qu’on nous vend avec un élan d’exotisme désobligeant". Comme souvent dans ses œuvres, elle questionne les tabous et pourfend les clichés.

Wilfried N’Sondé, originaire du Congo-Brazzaville, est arrivé en France en 1973 et a grandi en banlieue parisienne. Depuis une quinzaine d’années, il est installé à Berlin où il travaille comme musicien et compositeur.
En 2007, il fait une entrée remarquée en littérature avec son premier roman, Le cœur des enfants léopards et sera lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie et du Prix Senghor de la création littéraire.
En 2010, il publie chez Actes Sud Le silence des esprits où il raconte l’histoire d’un jeune Africain sans papier, hanté par son passé d’enfant soldat qui va rencontrer une femme toute aussi aussi vulnérable que lui et qui lui fera découvrir un bonheur éphémère.
Wilfried N’Sondé a une écriture vive et rythmée qui trouve sa source dans les thèmes de l’exil et du déracinement, inspirés de sa propre expérience.

Adamou Idé est né au Niger en 1951.Il commence ses études à la Sorbonne, à Paris, puis intègre l’Institut d’Administration Publique de Paris. De retour au pays, il occupera plusieurs postes importants dans l’administration avant de se consacrer à l’écriture, marquée par des prises de position courageuses.
Adamou Idé écrit aussi bien en français que dans sa langue maternelle, le Zarma.
Il a obtenu le premier prix national de poésie en 1981 et le Grand Prix de Littérature Boubou Hama en 1996.
A travers ses récits, Adamou Idé nous fait voyager au cœur de l’Afrique authentique avec ses différences culturelles tout en dénonçant les injustices qu’on y rencontre comme l’illustre son roman Camisole de paille, publié en 2011 par les éditions La Cheminante.

Jean-Dominique Pénel, fervent connaisseur du continent noir et du Niger en particulier où il a enseigné de nombreuses années, est titulaire à la fois d’un doctorat en philosophie et en littérature comparée. Il a notamment conçu l’Anthologie de la poésie centrafricaine et a participé à l’ouvrage Littérature du Niger.
Jean-Dominque Pénel vient nous présenter deux œuvres d’Abdoulaye Mamani qu’il a contribué à faire publier aux éditions L’Harmattan, cette année 2014.

Paul Otchakovsky-Laurens, juriste de formation, se dirige ensuite vers le domaine de l’édition, milieu dans lequel il effectue ses débuts en tant que stagiaire, puis lecteur chez Christian Bourgois.
Au début des années 1970, il crée la collection « Textes » chez Flammarion, puis la collection « POL » chez Hachette en 1977, avant de fonder sa propre maison d’édition, P.O.L., en 1983
Il a fait découvrir de nouveaux talents littéraires, dont l’une des plus remarquables est Marie Darrieussecq. Il a également publié des auteurs confirmés tels que Georges Perec et Marguerite Duras.
La maison P.O.L. cultive une image d’avant-garde dans le monde de l’édition, mais surtout se distingue par le travail de suivi et d’accompagnement des œuvres ainsi que par le lien unissant l’auteur et son éditeur. Pour preuve sa présence à Niamey en compagnie de Marie Darrieussecq !

Dernière modification : 09/04/2014

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