La France à l’ONU

La France a été l’un des membres fondateurs de l’ONU à sa création en 1945. Elle appartient au Conseil de sécurité et y détient un siège permanent comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine. Elle joue à ce titre un rôle moteur sur nombre de sujets. Elle est également représentée tant dans les autres organes principaux de l’ONU, qu’au sein de ses organes subsidiaires (élue au Conseil des droits de l’Homme et membre permanent de la Conférence du désarmement par exemple).

La France a présidé le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) pendant le mois d’août 2012. Parmi les dossiers traités par la France lors de sa présidence : Syrie, Sahel, Liban, Soudan/Soudan du Sud, etc.

Le rôle de la France à l’ONU

Au sein des Nations unies, la France est active dans tous les domaines : réforme des Nations unies, droits de l’Homme, environnement et le changement climatique, aide publique au développement, maintien de la paix et de la sécurité, etc.

Les dernières crises ont confirmé le caractère central de l’ONU, mais elles ont également renforcé la nécessité de rendre l’organisation plus efficace, et plus représentative des équilibres mondiaux actuels. C’est pourquoi la France œuvre pour une réforme du Conseil de sécurité.

Comme elle promeut la transformation du G8 en G13, elle défend actuellement un élargissement du Conseil de sécurité dans le cadre des négociations qui se sont ouvertes sur ce thème à l’Assemblée générale le 19 février 2009.

La France souhaite également qu’un travail de revue soit mené sur les Opérations de maintien de la paix (OMP) afin de les rendre plus efficaces et plus amènes d’atteindre leurs objectifs. Elle a proposé à ses partenaires du Conseil, conjointement avec le Royaume-Uni, une réflexion sur la question.

Pour en savoir plus :
La réforme du Conseil de sécurité sur le site franceonu.org

Les droits de l’Homme

Dans le domaine des droits de l’Homme, la France a toujours joué un rôle particulier. Elle a inspiré la Déclaration universelle de 1948 et continue de se battre aujourd’hui pour leur respect dans le monde tant au sein du Conseil des droits de l’Homme que par son action au Conseil de sécurité.

Initiatrice dans les années 80 du droit d’ingérence humanitaire lancé par Bernard Kouchner et Mario Bettati, elle défend aujourd’hui le concept de "responsabilité de protéger", repris dans le document final du sommet mondial de 2005.

Elle soutient également la lutte contre l’impunité pour prévenir de nouvelles exactions, et a contribué à la création de la Cour pénale internationale dont elle a été l’un des premiers Etats à ratifier le statut.

Pour en savoir plus :
Rubrique "Droits de l’Homme" sur France Diplomatie

L’environnement et le changement climatique

Si l’action de la France sur la question de l’environnement et du changement climatique s’inscrit principalement dans le cadre de l’Union européenne, cette dernière joue un rôle de premier plan dans la mobilisation et la définition de solutions au niveau mondial.

L’Union européenne et la France ont ainsi œuvré auprès des grands émetteurs de CO2 pour la ratification du protocole de Kyoto, signé en 1997 et entré en vigueur en 2005. Ce protocole, qui vise à mettre en œuvre la Convention cadre sur le changement climatique adoptée au sommet de la Terre à Rio en 1992, demande aux Etats développés de réduire leurs émissions de CO2. Celle-ci a été la première à mettre en place un marché de permis d’émissions de gaz à effet de serre afin d’atteindre cet objectif.

Le Conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008, sous présidence française, a adopté un plan d’action, le "paquet énergie-climat", qui fixe des objectifs encore plus ambitieux aux pays de l’Union européenne à l’horizon 2020.

L’aide publique au développement

L’aide publique au développement (APD) constitue une composante essentielle de la politique étrangère française.

A Monterrey en 2002, la France s’est engagée à augmenter son APD afin de favoriser la réalisation des Objectifs du Millénaire. Le gouvernement français s’est ainsi fixé comme objectif de hisser l’APD à hauteur de 0,7% du revenu national brut (RNB) en 2015.

La France mène une action diplomatique forte pour promouvoir des mécanismes internationaux innovants, susceptibles d’apporter des ressources additionnelles pour le développement : taxe sur les billets d’avion pour financer UNITAID ou Facilité internationale de financement pour la vaccination.

Le maintien de la paix et de la sécurité

Dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité, la France joue un rôle important en matière de désarmement. Elle a œuvré pour l’élaboration de nombreux traités, comme la Convention sur l’interdiction des armes à sous-munitions adoptée en 2008. Elle est très impliquée dans l’action pour le respect du régime de non-prolifération, et a joué un rôle clef dans l’adoption des différentes résolutions sur l’Iran et la Corée du Nord.

La France et le Royaume-Uni sont les deux premiers Etats à avoir ratifié le TICE (Traité sur l’interdiction compète des essais nucléaires) en 1998, et la France œuvre pour son entrée en vigueur.

La France est également le premier Etat à avoir décidé et mis en œuvre le démantèlement de ses installations consacrées à la production de matières fissiles pour les armes nucléaires. Elle soutient la reprise des travaux relatifs à la négociation d’un Traité sur l’interdiction de la production de matières fissiles pour les armes nucléaires.

Plus généralement, elle cherche à promouvoir avec constance un rôle ambitieux et efficace pour les Nations unies fondé sur le droit international et le consensus. Lors de la crise irakienne en 2003, la France s’est opposée au recours unilatéral à la force et a prôné un rôle central pour les Nations unies.

Ses forces militaires et de police sont fortement présentes à l’extérieur de ses frontières : en 2009, elle participe à 10 des 16 OMP des Nations unies avec plus de 2500 casques bleus déployés sur le terrain. Elle est notamment présente au sein de la FINUL (Liban), de l’ONUCI (Côte d’Ivoire), et de la MINURCAT (Tchad).

A cette contribution directe s’ajoute un engagement important au sein des forces autorisées par les Nations unies sans être des casques bleus, avec plus de 6 500 militaires français engagés dans ces opérations. A ce titre, la France est présente en Côte d’Ivoire depuis 2002 (opération Licorne). Elle contribue également à la force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (FIAS) et aux forces de l’Union européenne en Bosnie (EUFOR-Althéa) et au Kosovo (EULEX).

En savoir plus :
Infographie : la France et le Conseil de sécurité de l’ONU - Découvrez la place qu’occupe la France au sein du Conseil de sécurité

Contribution de la France à l’ONU

La France fait partie des grands contributeurs de l’ONU. Avec une quote-part de 6,1% du budget ordinaire en 2011, elle se situe au 5ème rang des contributeurs, après les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
En qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, sa quote-part au budget des opérations de maintien de la paix (OMP) s’élève quant à elle à 7,55%.

Pour en savoir plus :
Visite les sites des Représentations permanentes de la France auprès de l’ONU à New York, et auprès des organisations internationales à Genève, et à Vienne.

Dernière modification : 14/12/2015

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