Justice et Droits humains

Ouverture de la réunion du cadre de concertation Etat/PTF « Justice et Droits humains »
Jeudi 19 juin à 16H30 - Primature

Discours de l’ambassadeur de France au Niger

Monsieur le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du Gouvernement,
Distingués invités,
Mesdames, messieurs, en vos titres, grades et qualités,

Tout d’abord, je souhaite vous exprimer toute la satisfaction que j’éprouve à me retrouver parmi vous aujourd’hui. Un an après ma prise de fonction, j’ai l’honneur en effet, pour la deuxième fois consécutive, de co-présider avec le ministre de la Justice, M. Marou Amadou, une réunion du cadre de concertation Etat/PTF sur la Justice et les Droits humains.

En ma qualité de chef de file des partenaires techniques et financiers, je me félicite également, mesdames et messieurs, de votre présence assidue à ces rendez-vous, qui constituent autant d’étapes fondamentales sur le chemin d’une Justice équitable, intègre et respectueuse des libertés fondamentales au Niger.

Le ministère de la Justice de la République du Niger et l’ambassade de France entretiennent des relations anciennes, via une assistance technique résidentielle et une aide-projet multiforme (échanges d’expertise, appui/conseil, formation).

C’est ainsi qu’à la suite de JUSSEC, un nouveau projet régional, intitulé « Appui à la coopération transfrontalière au Sahel » (ACTS), va amorcer, dans les prochaines semaines, sa phase de démarrage. Il sera, lui aussi, financé par le fonds de solidarité prioritaire du ministère français des Affaires étrangères et du développement international.

ACTS vise à mettre en place une stratégie de gestion intégrée des espaces frontaliers entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, liant étroitement les impératifs de sécurité, qu’ils relèvent de la défense, de la sécurité intérieure, de la douane ou de la justice, aux nécessités d’un développement local harmonieux, lequel passe par une meilleure gouvernance territoriale, s’appuyant, le cas échéant, sur la coopération décentralisée.

Monsieur le ministre, mesdames, messieurs, aujourd’hui, les pays du Nord comme les pays du Sud sont confrontés à la menace des mouvements terroristes et à leur barbarie, comme vient malheureusement de l’illustrer le tragique attentat au musée du Bardo à Tunis. Nos pays doivent donc opposer un front commun, en menant une lutte active et déterminée contre le terrorisme.

La situation sécuritaire dans la sous-région nous préoccupe tous. La présence de Boko Haram et la porosité des frontières, qui facilite l’action des groupes armés et les trafics en tous genres, constituent de réels dangers pour la sécurité et l’intégrité du Niger.

Comme l’a souligné le ministre Laurent Fabius, lors de sa récente visite à Niamey, la France, par son appel à la mobilisation internationale et l’ampleur de son aide humanitaire d’urgence, est solidaire des Etats de la sous-région dans le combat qu’ils mènent contre Boko Haram.

Dans ce contexte difficile, le Niger doit pouvoir compter sur un système judiciaire efficace et conforme aux règles d’un Etat de droit.

Cette réunion biannuelle entre partenaires nous offre ainsi l’opportunité d’améliorer la coordination de nos actions de coopération dans le secteur de la Justice, et de lever, par la discussion et la concertation, d’éventuels points de blocage.

Il y a un mois, le comité de suivi des recommandations des Etats généraux de la Justice remettait officiellement au ministre le document de politique nationale « Justice et Droits humains », accompagné de son plan d’action décennal (2015-2024). Nous nous en réjouissons.

A partir de la présentation, qui sera faite tout à l’heure, des projets contenus dans ces documents, les partenaires techniques et financiers auront donc la possibilité, dans le cadre d’une approche concertée, de répondre aux attentes gouvernementales, en fonction des orientations définies et des priorités d’action affichées.

L’objectif commun, que nous poursuivons, est bien l’amélioration de la gouvernance judiciaire, car la Justice est au cœur du contrat de confiance qui doit unir la population et les pouvoirs publics.

Nous vous sommes très reconnaissants, monsieur le ministre, de maintenir la réforme de la Justice au centre de votre action et de vos engagements, qui ont le mérite d’associer l’ensemble des partenaires au développement du Niger, pour contribuer, tous ensemble, à offrir un avenir meilleur au plus grand nombre de Nigériens.

Mesdames et messieurs, je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 23/03/2015

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