FOCUS SUR L’ASSOCIATION ‘’JEUNES VOLONTAIRES POUR L’ENVIRONNEMENT’’ (JVE)

UNE ORGANISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NIGÉRIENNE SPÉCIALISÉE DANS LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

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L’association Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) est soutenue par le Fonds d’appui aux sociétés civiles du Sud (FASCS) de l’ambassade de France depuis le début de l’année 2016 dans le cadre d’activités de plaidoyer et de mobilisation sur le changement climatique. Le projet est mené en partenariat avec le Réseau de la jeunesse nigérienne contre les changements climatiques (RJNCC).

Il se concentre sur la prise en compte du développement durable dans les plans de développement communaux, et également sur la réalisation et diffusion d’un film documentaireet d’un clip vidéo à visée pédagogique pour toucher le plus grand nombre. Il est particulièrement tourné vers la jeunesse nigérienne.
M. Sani Ayouba, directeur exécutif de JVE, nous présente son association.

Pouvez-vous nous parler de JVE ?

Nous avons crée JVE Niger en 2009, avec d’autres jeunes étudiants désirant apporter leur contribution au développement local et à la préservation de l’environnement. L’association est membre de JVE International, le plus grand mouvement de jeunesse de protection de l’environnement en Afrique (présent dans 29 pays).

JVE a pour objectifs d’éduquer, soutenir et renforcer la capacité de la jeunesse nigérienne afin de l’impliquer dans le processus de développement durable. Elle mène des actions telles que des campagnes de plaidoyer, l’organisation de conférences et sensibilisations, de chantiers de reboisement … Elle met également en place des « clubs verts », installés dans des écoles en vue de promouvoir la protection de l’environnement au sein d’établissements scolaires. Cinq clubs sont aujourd’hui actifs.

Que dire du projet soutenu par le FASCS mené en partenariat avec le RJNCC ?

C’est une campagne de mobilisation et de plaidoyer sur le changement climatique que nous mettons en œuvre avec le RJNCC dans un esprit de synergie et de complémentarité.

Le documentaire et la chanson que nous avons réalisés ont fait l’objet d’une large diffusion sur différents médias de communication - réseaux sociaux, chaines de télévisions publiques et privées nationales - ainsi que lors des séances de sensibilisation organisées dans les trois régions d’intervention du projet. 200 DVD de ces deux productions ont été distribués, dont des copies dans des centres des jeunes pour qu’ils puissent être utilisés comme supports pédagogiques.
Les communautés, lors de nos sessions, affirment mieux cerner le sujet et apprécient la démarche du film. La présence des autorités locales à ces projections ont également permis de riches discussions sur le sujet.

Vous revenez de la COP22, pouvez-vous nous parler de la participation de JVE-RJNCC à cet évènement ?

Notre participation à la COP a été en partie soutenue par l’Ambassade de France au Niger que nous remercions particulièrement. Nous avons pris part à de multiples side-event comme celui de l’IRD « 150 jeunes pour un climat sous surveillance » pour lequel JVE Niger a fait participer 6 jeunes de ses clubs verts et 2 encadreurs. Autres évènements phares : la marche collective organisée par la Coalition marocaine pour la justice climatique ou encore les briefings quotidiens du groupe Afrique riches en apprentissages pour l’harmonisation des positions et définir un plaidoyer pour faire remonter les intérêts du pays.

La COP a-t-elle été à la hauteur des attentes de la société civile nigérienne ?

Nous saluons les bonnes conditions d’organisation par le Maroc, les avancées intéressantes obtenues, mais nous considérons que toutes nos attentes n’ont pas été exaucées. La volonté politique réaffirmée des pays développés à soutenir la lutte contre le changement climatique est salutaire. Cependant, des questions cruciales pour l’Afrique telle que l’agriculture et la sécurité alimentaire n’ont pas connu d’avancées et face à la divergence des points de vue, ont été reportées aux prochaines rencontres.

27 pays sous le leadership du Maroc ont lancé l’initiative du triple A « Adaptation de l’Agriculture Africaine » afin d’adapter l’agriculture africaine au changement climatique.
Nous pouvons regretter de ne pas avoir obtenu la parité de l’orientation des financements entre l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique. Le quadruplement des financements pour l’adaptation n’a pas non plus été obtenu alors que c’était une revendication forte et essentielle des pays en voie de développement.

Enfin, malgré le lancement de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables, la question cruciale de l’énergie n’a pas été véritablement discutée et renvoyée à des échanges ultérieurs.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Au vue de l’urgence climatique, nous continuerons sans relâche nos actions de plaidoyer et de veille citoyenne. J’encourage les jeunes nigériens qui veulent s’engager à réaliser plus d’actions civiques.

Nous souhaiterions poursuivre des projets d’adaptation engageant les jeunes et les femmes auprès des communautés, l’entreprenariat vert et social tels que la promotion des fours à balle de riz.
Ces fours permettent l’utilisation de la « coque » du riz comme énergie renouvelable et remplacer le bois de chauffe classique auprès des femmes étuveuses de riz, activité importante dans toute la vallée du fleuve Niger.

Contact de Sani Ayouba : saniayouba@gmail.com
Site internet de JVE : http://jveniger.org/

Extrait radio d’échanges de la délégation du Niger à la COP22 :
http://www.studiokalangou.org/index.php/dialogues/8311-forum-du-15-novembre-2016

M. Sani Ayouba, directeur exécutif de JVE à la COP 22
Les artistes ayant participé à la réalisation de la chanson et du clip ‘'le climat change et toi ?''
Pendant le tournage du clip ‘'le climat change et toi ?''
Pendant le tournage du film documentaire ‘'changements climatiques au Niger''
M. Sani Ayouba inaugure une des projections du film documentaire
Projection du film documentaire au Centre culturel franco-nigérien Jean Rouch
Projection du film documentaire dans un centre de jeunes
Les jeunes ambassadeurs pour le Niger du dispositif ‘'Climat sous surveillance'' de l'IRD

Dernière modification : 09/02/2017

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